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Cours de batterie sans stress!

Pour le plupart des batteurs débutants (et parfois même pour ceux qui jouent depuis plusieurs années), l’accordage d’une batterie se relève aussi mystérieux et difficile à comprendre que le secret de l’alchimie ou les rites d’initiation chez les francs-maçons !

Rien de plus décevant de se retrouver derrière son set de batterie 1ère prix avec un son pourri.

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Introduction
Les peaux
Démonter, monter et règler les peaux
L'accord de la caisse claire
L'accord de la grosse caisse
L'accord des toms
Les sourdines
Les clefs dynamométriques
Quelques idées plus techniques
Mot de la fin

introduction

Pour le plupart des batteurs débutants (et parfois même pour ceux qui jouent depuis plusieurs années), l’accordage d’une batterie se relève aussi mystérieux et difficile à comprendre que le secret de l’alchimie ou les rites d’initiation chez les francs-maçons !
Rien de plus décevant de se retrouver derrière son set de batterie 1ère prix avec un son pourri.

Surtout quand on le compare au son sur les disques de ses groupes favoris. Ce son, énorme et puissant, est le plus souvent obtenu grâce à la qualité du console de mixage, les micros haute de gamme, boîtiers d’effets derniers cris, j’en passe et des meilleurs.

Il ne faut pas se leurrer, il y a quand même des différences entre une batterie 1er prix et une batterie haut de gamme, ce qui explique l’écart du prix ! Une partie des économies faites par les fabricants des batteries bas de gamme se retrouve dans la qualité des peaux, qui sont le plus souvent d’une qualité exécrable. Rassure toi, il est quand même possible d’obtenir un bon son avec une batterie de débutant. Pour cela il te faut un jeu de peaux correctes, une clef de batterie et beaucoup de patience. Il faut accorder ta batterie dans un lieu strictement silencieux, avec une grande attention. Il ne faut pas le faire pendant une répétition ou une balance, par exemple ! Dans un premier temps, tu peux économiser en ne changent que les peaux de frappe. Si tu as les moyens financiers, tu peux aussi changer les peaux de résonance

Un peu d’histoire.

La batterie de jazz est née vers 1900 à la Nouvelle Orléans. Progressivement, les instruments de percussion des fanfares étaient rassemblés pour être joués par un seul homme. Les fûts étaient en générale montée avec des peaux de veaux pour obtenir un son chaud, rond et généreux en médiums. Mais une peau naturelle est une matière vivante, l’accord est instable et susceptible aux variations de la température et l’humidité ambiante.

Vers la fin des années 50, un batteur américain du nom de Mr. Remo Belli a trouvé une utilisation d’un nouveau film en plastique, le Mylar, fabriqué par le grand groupe industriel DuPont. Au départ il voulait montrer l’intérieur des fûts pour les présenter dans une vitrine de son magasin de batterie. Il a eu l’idée de mettre ces nouveaux films en plastique transparent à la place des peaux de veaux. A sa grande surprise, le son de ces "peaux" en plastique était génial. Leurs avantages de solidité, d’accord, et de stabilité hygrométriques ont trouvé la faveur de tous les batteurs, et ce dans tous les styles de musique. Depuis, les principaux fabricants des peaux (Remo, Evans et Aquarian) n’ont cessé d’améliorer la qualité et la diversité de leurs produits. D’ailleurs, ces 3 fabricants ont des sites ou tous les produits sont passés en revue, avec une mention spéciale pour le site d’Evans, qui est très bien réussi.

Les peaux.

En ce qui concerne ce dossier, je ferais référence aux produits Remo pour la simple raison que c’est cette marque que j’utilise. Ceci dit rien n’empêche essayer les autres marques qui sont d’aussi bonne qualité.

Pour la marque Remo, il existe 3 épaisseurs de peaux :

  1. Fine (Diplomat,0.0075")
  2. Médium (Ambassador 0.010")
  3. Epaisse (Emperor ou Pinstripe, 2x0.007")

Il y a aussi trois sortes de finitions :

  1. Transparente (Clear) avec des harmoniques bien présentes,
  2. Blanche (White) harmonique plus contrôlées,
  3. Sablé (Coated) harmoniques moins présentes.

Il existe deux types de peaux :

  1. La peau simple, faite d'un film de plastique simple, (Diplomat ou Ambassador)

    Une peau fine (Diplomat) produira un son logng et aigu avec beaucoup d'harmoniques. C'est ce qu'on appelle un son ouvert. Les peaux fines sont assez fragiles, il faut les accorder assez tendues pour qu'elles résistent aux coups de baguettes.
    Une peau médium (Ambassado) produira un son contrôlé avec juste ce qu'il faut d'harmonique Ca s'appelle un son semi-ouvert.

  2. La peau double, faite de deux films superposés, (Emperor ou Pinstripe)

    Une peaux épaisse produira un son plus court et plus grave avec peu d'harmonique, c'est le son fermé. Ces peaux peuvent êtres accordés moins tendus, car leur épaisseur les rend plus solides.

Certaines peaux sont équipées d'un renfort au centre (Remo CS). Ce renfort va rendre la peau plus solide et produira un son encore plus grave. D'autres peaux sont munies d'une sourdine sous les bords (Powarstroke3) pour ralentir les vibrations les plus rapides, coupant les harmoniques hautes. 

Le choix des peaux.

Il faut choisir ses peaux en fonction de sa frappe et son type de musique. Sans rentrer dans 36 détails, car il n’y a pas de règle stricte, voici quelques idées pour te guider.

  1. Dans un contexte orchestral, jazz ou variétés avec une frappe relativement légère, il faut choisir des peaux simples, blanches, d’épaisseur fine a médium. Par exemple, côté frappe une Remo Ambassador blanche, côté résonance le même chose ou une Remo Diplomat blanche.
  2. Dans un contexte rock, blues ou funk avec une frappe moyenne, il faut choisir des peaux simples transparents médiums à épaisses. Par exemple côté frappe une Remo Ambassadortransparente et côté résonance une Remo Diplomat ou Ambassador transparente.
  3. Dans un contexte hard, grunge ou punk avec une grosse frappe, il faut choisir des peaux doubles épaisses. Par exemple pour le côté frappe une Remo Pinstripe ou Powerstroke 3 avec en côté résonance une Remo Ambassador ou Emperor.

Pour la caisse claire je recommande une Remo Ambassador ou Emperor blanche pour le côté frappe. Pour le coté timbre, il faut une peau spéciale, très fine, une Remo Diplomat Snare. Il est préférable que la peau de timbre d’une caisse claire soit le plus fine possible et relativement bien tendue pour que le timbre vibre d’une manière optimale.

Démonter, monter et régler les peaux.

Montage et démontage d’une peau "en étoile".

Commences par démonter tous les fûts. Pose les à plat sur une surface plane (grande table ou par terre), et de préférence sur une couverture. Ceci va protéger les chanfreins une fois les peaux démontées, et aussi va couper le son de la peau de résonance lorsqu’on commence l’accord de la peau de frappe.

Pour enlever une peau, prends la clef de batterie et commence à desserrer les tirants (les grands vis qui font le tour du cercle en métal) Il faut toujours serrer et desserrer une peau "en étoile" Pour mieux comprendre, il faut imaginer une sorte de cadran d’horloge sur la surface de la peau. Commence par desserrer le tirant qui se trouve à 12h en donnant deux tours complètes. Ensuite il faut desserrer le tirant qui se trouve à 6h, (à l’opposé). Ensuite le tirant à 3h, puis le tirant à 9h etc. Tous les fûts n’ont pas le même nombre de tirants, donc voici quelques dessins pour t’aider. Il est très important de respecter cette procédure, pour avoir le meilleur équilibrage possible.

Comment accorder sa batterie 

Une fois les peaux démontées, profites en pour nettoyer les parties de ta batterie qui ne sont pas accessibles quand les peaux sont montées. Nettoies bien le cercle et enlèves la poussière qui s’accumule. Vérifie l’état du chanfrein qui doit être parfaitement lisse et bien taillé. En effet le chanfrein est LA partie la plus importante d’une batterie. La qualité de son dépend de la qualité du chanfrein. Si par malheur il est endommagé, il ne faut pas essayer d’effectuer des réparations soi-même, car c’est un travail de spécialiste. Il est possible de faire un ou deux tours sur le chanfrein avec une bougie. Ceci va déposer une fine pellicule de cire qui va assurer un meilleur "assise" entre la peau et le chanfrein.

Les tirants doivent être parfaitement droites et équipés d’une rondelle, ce qui va aider à stabiliser l’accord. Les tirants sales peuvent être nettoyés avec une petite brosse en fer et de l’essence. Les tirants qui sont tordus ou rouillés doivent être remplacés. Pense aussi à lubrifier les tirants avec de l’huile 3en1, ou une bombe de dégrippant du genre WD40, (surtout sur une batterie neuve de 1er prix) Ceci va faciliter la tache de l’accordage, et empêcher l’usage prématuré des tirants.

Montage 

Pose la peau neuve sur le chanfrein du fût. Remets le cercle et les tirants. Pour commencer il ne faut serrer les tirants qu’avec les bouts des doigts, (toujours en étoile, c’est très important) Il faut s’assurer que il n’y a aucune gondolage de la peau, car cela veut dire que la peau n’est pas tendu uniformément, ou que il y a un problème de chanfrein. L’équilibre de tirants doit être le plus parfait possible. Lorsque les tirants ne tournent plus sous les doigts, prends la clef de batterie et commences à donner des demi tours de clef en respectant le schéma des dessins.

Il ne faut pad donner plusieurs touts de clef pour aller plus vite. Au contraire, il faut augmenter la tension de la peau petite à petit. Ceci va donner une tension uniforme et un accord équilibré.

Doucement la peau va commencer à se tendre. Plus elle se tend, plus tu vas commencer à entendre des craquements. Ne t’affoles pas, c’est tout à fait normale. Le film plastique de ta peau est serré dans un anneau d’aluminium, rempli de colle. Les craquements ne sont que la colle qui est en train de prendre sa forme. Continues à tendre la peau à fond, jusqu'à tu n’entends plus de craquements. Tu peux même aider à accélérer ce processus en appuyant fortement avec la paume de la main en plein centre de la peau (mais pas pour la peau ultra fine de timbre d’une caisse claire !!!). Quand tu n’entends plus de craquements, il faut détendre totalement la peau, puis resserrer les tirants a nouveau avec les bouts des doigts, et répéter l’opération de montage pour arriver vers la tension désirée, et ceci, toujours en étoile.

Accordage.

Personnellement je commence l’accordage d’un fût par la peau de résonance d’abord, pour faciliter l’accord de la peau de frappe. Commence par donner un tout de clef sur chaque tirant, toujours en étoile. Il est aussi utile d’essayer de sentir la même tension de clef sous les doigts sur chaque tirant, (d’où l’intérêt de les lubrifier) Continue jusque la peau commence à produire une note. Pour entendre cette note clairement, il faut poser légèrement la main gauche (pour les droitiers) avec les bouts des doigts un peu écartés, au centre de la peau. Ceci va empêcher la peau de trop résonner et donc de mieux entendre la note. Avec la main droite, tapes légèrement avec la baguette à environ 2cm devant chaque tirant. Le but est d’obtenir la même note en face de chaque tirant.

Toute la difficulté est de déterminer la note avec exactitude, une tache bien difficile, car au départ l’accord est assez grossière et il est facile de se tromper. L’accord est rendu encore plus compliqué du fait que lorsque tu interviens sur un tirant, t’es en train de modifier subtilement la note de ceux qui l’avoisinent ET la note du tirant qui se trouve en face ! Lors de l’accordage il faut bien en tenir compte, car lorsqu’on intervient sur un tirant, les autres notes vont bouger un peu elles aussi.

Commences avec la note qui te semble la plus haute, elle va servir comme note de référence. Tourne le fût pour que ce tirant se trouve à 12h, puis recommence comme avant, en réglant en étoile. Sers un peu le tirant qui se trouve en face. Essaies de monter la note pour qu’elle ressemble à celle de 12h. Il faut procéder en peaufinant. Gardes toujours les doigts poses légèrement au centre de la peau, pour mieux entendre la note. Continues de suite, jusqu'à toutes les notes se ressemblent ou presque. La note générale de la peau va devenir plus claire, plus droite et plus pleine, sans battement de son (léger effet trémolo ou vibrato, on dirait que le son ondule) Dans un premier temps il faut garder cette note la plus basse possible, avant d’expérimenter sur l’hauteur du son. Quand la peau de résonance est bien réglée, tu peux commencer la même opération pour la peau de frappe ! Un bon point de départ est d’accorder les deux peaux sur la même note, car on obtiens un son pur et bien contrôlée.

Maintenant que les peaux sont bien accordées, il faut essayer de chercher le maximum de résonance et d’harmonique. Chaque fût de batterie a une fréquence de résonance à laquelle il donne vraiment tout son son. Une note trop grave manquera de projection, une note trop aigue sonnera trop bridée. Monte petite à petit l’hauteur de la note des deux peaux jusqu'à le fut se mets à résonner pleinement. Cette résonance maximale peut être déroutant pour les débutants. Comme toujours, il ne faut pas s’affoler, tu peux toujours « domestiquer » cette résonance avec quelques sourdines. A ce propos une peau s’accord toujours en montant, comme pour les guitares. Si la note obtenue est trop haute, il faut desserrer la peau en dessous de la note voulue, et ensuite "remonter" la peau jusqu’à obtention de la note désirée.

Comme toujours pour la batterie, il n’y a pas de règle stricte concernant l’accord des deux peaux. Certains batteurs préfèrent avoir une peau de frappe accordée légèrement plus basse par rapport à la peau de résonance, ce qui fais ressortir les graves. D’autres préfèrent avoir la peau de frappe légèrement plus tendue par rapport à la peau de résonance, ce qui donne un son avec plus d’attaque.

Attention, comme pour tout les autres aspectes de la batterie, au départ, avant que tu n’aquéris une certaine maîtrise, tu risques de trouver ça bien difficile et assez frustrant et très longue. Prends ton mal en patience, car ce n’est qu’après une certain pratique ce qu’on commences à se sentir à l’aise.

L’accord de la caisse claire.


Générale.

La caisse claire est un peu le cœur de notre instrument, et elle est aussi le reflet de ta personnalité de batteur, donc elle mérite la plus grande attention. Tu peux obtenir un excellent son de base en utilisant une Remo Ambassador blanche (sablé ou "coated") pour le coté frappe. Pour la peau de timbre il faut utiliser une Remo Diplomat Snare, une peau spéciale, très fine. La peau de résonance d’une caisse claire doit être la plus fine possible pour que le timbre vibre d’une manière optimale, car c’est le buzz du timbre qui est responsable pour le son si particulière de la caisse claire. Attention cette peau est très fragile ! Si tu es en train de monter une peau de résonance de caisse claire neuve, il faut éviter d’appuyer fortement au centre de la peau pour accélérer le processus de craquement. Avant de changer la peau de résonance, il va falloir aussi dévisser le timbre, au moins sur un côté. Le timbre lui aussi doit être en bon état. Si les brins sont écartés ou tordus, il faudra le changer.

A propos, il est normal que le timbre grésille un peu lorsqu’on joue sur les toms ou la grosse caisse. Beaucoup de batteurs ont du mal à assumer les réactions du timbre de la caisse claire. Le son de la batterie doit être considéré de façon globale.

L’accord.

Commences par accorder la peau de résonance en respectant la procédure citée plus haut. Rappelles toi toujours que tu veux essayer d’obtenir la même note en face de chaque tirant. Commence par serrer la peau de résonance (toujours en étoile), avec une clef de batterie en faisant des demi-tours. Il ne faut jamais donner plusieurs tours de clé pour aller plus vite. Au contraire, il faut augmenter la tension de la peau petite à petit. Ceci assura une tension uniforme et donc, un accord équilibré. Il faut tendre la peau de résonance assez haut, sans pour autant tomber dans les extrêmes. Plus cette peau est tendue, plus le timbre va résonner. (C’est quand même le timbre qui est responsable pour le son de la caisse claire)

Une fois la peau de résonance accordée, il faut retourner la caisse claire et faire de même pour accorder la peau de frappe. Dans un premier temps, tu vas essayer d’obtenir la même note pour les deux peaux. Après tu peux expérimenter. En effet le plupart de batteurs préfèrent accorder la peau de timbre plus haute par rapport à la peau de frappe. Ceci dit rien n’empêche d’avoir la peau de frappe plus haute par rapport à la peau de timbre. Attention, l’accord des peaux de la caisse claire se fait SANS avoir enclenché le timbre ! Ce n’est qu’une fois les deux peaux bien réglées qu’on met le timbre. Relâches complètement le timbre en desserrant la molette de réglage qui se trouve sur le déclencheur. Tournes petite à petit la molette jusqu'à tu commences à entendre le timbre. Il te faut une tension moyen, car réglé trop lâche, le timbre « traîne » ce qui va donner un son flou avec des notes serrées, et réglé trop tendu, le son va être sec, voir même bridé ou carrément étranglé ! C’est en expérimentant avec patience qu’on arrive à faire sonner sa caisse claire ! Il faut se rappeler, la caisse claire est l’élément par lequel qu’on reconnaît la "patte" d’un batteur. (Les fans de M Stewart Copeland/The Police, ne vont pas me contredire !)

L’accord de la grosse caisse.


Peau de frappe.

Une fois n’est pas coutume, je conseille de commencer l’accord de la grosse caisse par la peau de frappe, en respectant la procédure citée plus haut. Il faut choisir sa peau de frappe en fonction de sa musique.

Pour rappel :

  1. Une peau simple, blanche (Ambassador) pour un contexte orchestral, jazz ou variétés.
  2. Une peau double, transparente (Emperor ou Pinstripe) pour un contexte rock, blues ou funk.
  3. Une peau double, transparente (Pinstripe ou Powerstroke 3) pour un contexte hard, métal, grunge ou punk.

En dehors de la musique de jazz, le son d’une grosse caisse se doit d’être assez grave, donc la peau doit être à peine tendu. Admettons un tour de clef après la mise à plat des tirants avec les doigts. Le revers de la médaille est que il va falloir travailler sa technique de pédale de grosse caisse, car qui dit peau détendue, dit peau sans rebond ! Attention, certains cercles de grosse caisse pour le côté frappe sont pourvus d’une cale en caoutchouc ou une encoche pour les protéger contre les effets de la mâchoire de la pédale. Vérifie bien son emplacement lors du remontage !

Peau de résonance.

Toujours en dehors de la musique de jazz, la plupart des batteurs utilisent une peau de résonance avec un évent de décompression. Cet évent permet à l’air de s’échapper, favorise la projection et assure un son plus mat. L’évent aidera aussi les ingénieurs de son à placer une micro à l’intérieur de la grosse caisse.

Si la peau de résonance n’a pas évent de décompression, il faut découper un en utilisant un cutter et un objet circulaire comme guide. Je conseille de couper évent sur une peau démontée pour éviter les risques de dérapage du cutter. Poses la peau sur une surface plane, par exemple un morceau de bois ou de carton, car la lame du cutter va traverser la peau, coupant aussi ce qui se trouve en dessus. (Il ne faut pas le faire sur la belle table de cuisine, donc !) Si possible, il est bien de se faire aider par une autre personne pour cette opération. Demande à la personne de tenir l’objet circulaire en place sans le bouger. Ensuite, il faut délicatement faire le tour du cercle en prenant le maximum de soin à ne pas déraper.

Event centré ou décentré
Il existe deux possibilités pour l’emplacement de l’évent.

  1. Un évent décentré de 10 à 15 cm de diamètre. Ceci va donner un son rond, avec des graves et de la résonance. Pour aider la découpe, tu peux utiliser une soucoupe de tasse de café, ou un CD etc.
  2. Un évent centré de 25 à 30 cm de diamètre. Ceci donne un son avec plus d’attaque (le son des années 70 et 80 par exemple.) Pour aider la découpe tu peux utiliser une cymbale de 12 à 14 pouces, ou une assiette. Découpes évent en suivant le dessin.

Personnellement je préfère un évent décale.

La peau de résonance est très importante pour le son global de la grosse caisse. Son rôle est particulièrement lié à la présence des graves (surtout avec un évent décalé) et à la longueur de la note. Il faut bien soigner son réglage. En générale on l’accorde un peu plus tendue (mais point trop) par rapport à la peau de frappe.

La batte.

Le choix de la batte est aussi déterminant pour le son. La plupart de pédales de grosse caisse sont équipées d’une batte en feutre, ce qui va donner un son médium grave, bien contrôlé. Il existe des modèles de batte avec 2, 3 voire 4 faces différentes, dont certaines sont en plastique dur, ce qui va accroître l’attaque et donner un peu plus de claquant au son. Enfin, il existe des battes en bois qui vont donner un son avec un maximum d’attaque.

Pour ceux qui utilisent ces deux dernières, il est conseillé renforcer la peau de frappe au point d’impact de la batte avec une petite pastille autocollant ultra résistante (FalamSlam chez Remo) en Mylar ou Kevlar. Celle-ci va éviter que la peau ne s’use prématurément, surtout lorsqu’on la joue relativement détendue.

L’accord des toms.


La peau de résonance.

C’est cette peau qui définit la tonalité générale d’un fût. Comme toujours, il faut l’accorder en étoile. La plupart des batteurs commencent par régler la peau de tom basse. Sur conseille de M. Jacky Bourbasquet, chef des produits "Sonor", il est en fait recommandé de commencer par le tom alto. Plus un fût est petit, moins il a d’amplitude. C’est à dire qu’il a une plus petite gamme de notes dans laquelle il "sonne" Accordé trop haut, il sonne "étouffé" ou "étranglé", accordé trop bas, il sonne d’une manière floue et sans projection.

Lorsqu’on commence par régler le tom basse, il est très navrant en arrivant au tom alto de constater qu’il sonne "étouffé" ou bien flou. Le seul remède est de raccorder ses trois toms. Il est plus prudent donc, de commencer le réglage par le tom alto.

Continuons par la suite en accordant progressivement le tom alto, le tom médium et enfin, le tom basse. Les trois fûts sont accordés raisonnablement, donnant une note précise. C’est une bonne idée avec trois toms, d’avoir trois notes différentes, et si possible à des intervalles régulières.

Il faut conjuguer avec la tessiture naturelle de chaque fût. En effet chaque fût possède sa propre "gamme" de notes dans laquelle il "sonne". Inutile de forcer sur l’accord pour "obliger" le fût à être accordé sur une note qui n’est pas naturellement la sienne.

Cependant certains batteurs accordent leurs toms à des intervalles + ou - précises ; tierces, quarts ou quintes. Deux exemples me viennent à l’esprit : l’américain Terry Bozzio et le français Thomas Patris. Mais ce sont des batteurs chevronnés qui ont des fûts de qualité, qui savant les accorder précisément et qui cherchent avant tout une approche de batterie "orchestrale" ou "mélodique".

Pendant l’accord en intervalles des peaux de résonance, il est bon de garder sa caisse claire à proximité avec le timbre en action. Il arrive parfois qu’en accordant une peau de résonance de tel ou tel tom, que le timbre de la caisse claire va "grésiller" C’est parce que la peau de résonance du tom et la peau de résonance de la caisse claire ont la même note ou une résonance sympathique. Il faut se rappeler que le son d’une batterie est à prendre dans sa globalité ; il est normal que le timbre de la caisse claire résonne un peu. Si toutefois le timbre vibre vraiment trop, lorsqu‘on frappe tel ou tel tom, il faut retravailler complètement l’accord des intervalles des trois toms, soit en montant, soit en baissant un peu chaque tom, toujours en gardant en tête l’idée ; tierces, quarts ou quintes.

Peau de frappe.

Comme je l’ai cité plus haut, un bon point de départ est d’accorder les deux peaux sur la même note, car on obtiens une note pour et bien contrôlée.

Toujours pour rappel, les choix des peaux de frappe et les variations d’accord.

  1. Une peau simple, blanche (Ambassador) pour un contexte orchestral, jazz ou variétés.
  2. Une peau double, transparente (Emperor ou Pinstripe) pour un contexte rock, blues ou funk.
  3. Une peau double, transparente (Pinstripe ou Powerstroke 3) pour un contexte hard, métal, grunge ou punk.

Après tu peux expérimenter. Certains batteurs préfèrent avoir une peau de frappe accordée légèrement plus basse par rapport à la peau de résonance, ce qui fait ressortir les graves. D’autres préfèrent avoir la peau de frappe légèrement plus tendue par rapport à la peau de résonance, ce qui donne un son avec plus d’attaque.

Les sourdines.


Maintenant si tu as bien suivi toutes les étapes, ta batterie va sonner d'une manière optimale. Parfois même elle sonne trop généreusement. Lorsqu'on est débutant on a du mal à assumer le son de cette batterie vivante. Il peut arriver que la note de tel ou tel fût "traîne" trop longtemps ou qu'il y ait une harmonique trop présente. Les ingénieurs du son des studios ou de la scène préfèrent aussi un son plus contrôlé. Il y a des moments donc où on a besoin d'utiliser des sourdines pour "domestiquer" le son.
Toutefois, il est préférable de garder l'usage des sourdines au stricte minimum nécessaire. L'emploi excessif de scotch, de la mousse ou des sourdines internes "tuent" le son. A quoi bon de s'acheter une super batterie, monter des peaux professionnelles et de s'embêter à l'accorder, pour ensuite tout massacrer avec l’emploi massif de sourdines ? Tu aura comme résultat un bruit qui ressemble à une boite en carton. Inutile d’acheter une batterie alors, car tu peux trouver des boites en carton gratuites au supermarché du coin !

Il faut savoir assumer les harmoniques et les résonances. Il faut savoir écouter le son d'une batterie qui "chante" dans sa globalité. Le son est une chose quand on joue derrière, et tout a fait autre chose quand on l’écoute à 10 mètres devant!

Les types de sourdines.

Les toms et la caisse claire.

Le plus simple, est le gros scotch du manutentionner (Duck Tape), plus connu sous le nom de "gaffeur". On fixe un petit morceau de scotch sur le bord de la peau, là où les harmoniques sont les plus présentes. On la place en faisant des vagues un peu comme du carton ondulé ou en l'enroulant en forme de tube.

Des annaux en plastique d'environ 2 cm d'épaisseur, plus connus sous le nom de "bande à Gadd" en raison du nom du batteur à qui on attribue (à tort) son invention. (C'était son technicien qui a eu l'idée.) Pour les moins fortunés on peut en fabriquer en découpant des peaux usées. On les place à même la peau. Si besoin on peut les fixer avec un peu de scotch.

Des sourdines externes qui se fixent sur le cercle du fut. Il faut toujours utiliser une sourdine externe et non une sourdine interne. En effet, lorsqu'on frappe une peau elle se met à vibrer. La baguette frappe sur le dessus de la peau qui "rentre" dans le fut et qui ressort" aussitôt. Ce processus continu jusqu'à la peau s'arrête de vibrer. Une sourdine interne va empêcher la peau de "rentrer" dans le fut, coupant les vibrations d'une manière nette. Par contre, une sourdine externe va couper les harmoniques hautes en laissant la peau réagir d'une manière naturelle mais contrôlée.

La grosse caisse.


Mis à part la musique jazz (et encore), la plupart des batteurs utilisent des sourdines dans leurs grosses caisses. L’utilisation de ces systèmes permet de contrôler plus ou moins les résonances et de couper certaines fréquences. Certaines de ces sourdines doivent êtres montés en même temps que les peaux.

Le plus simple est de plier une petite couverture, une serviette ou un petit oreiller en plumes, et de la placer à l’intérieure de la grosse caisse, de manière qu’elle touche légèrement la peau. Après il faut expérimenter. Tu as le choix de la placer soit contre la peau de frappe ce qui va augmenter l’attaque de la batte ; soit contre la peau de résonance, ce qui va couper la résonance ; soit les deux, ce qui va augmenter l’attaque de la batte, de focaliser la résonance et de diminuer la volume globale de la grosse caisse. La même idée existe aussi avec les fameuses EQ Pads de chez Evans par exemple.

Il existe deux sortes, la première est tout simplement une bande de feutre. On installe cette bande de feutre, en diagonale d’un point à l’autre du fût. La bande est maintenue en place par la pression de la peau sur le chanfrein. Si nécessaire il faut la tendre lorsqu’on accorde la peau. Il est déconseillé de positionner cette bande en plein centre de la peau, ce qui enlèvera les graves, réduisant le son a un simple claquement. On peut en installer une sous la peau de résonance, et une ou deux sous la peau de frappe. On obtient un son médium, semi-ouvert, avec des harmoniques présentes mais contrôlées.

La deuxième s’appelle un "Muff’l" produite par la marque Remo. C’est un anneau en plastique avec une bande circulaire en mousse. On pose l’anneau sur le chanfrein et ensuite on place la peau. La bande en mousse est donc prise en sandwich entre l’anneau et la peau. C’est une excellente solution pour couper les harmoniques hautes, issues de bord de la peau. Le résultat est un son grave et précis, bien contrôlé et plein de "punch" Beaucoup de batteurs l’ont adoptée.

Les clefs dynamométriques.


Il existe des clefs de batterie dites dynamométriques. Ce sont des clefs qui mesurent la tension exercée sur chaque tirant. Il suffit de tourner la clef jusqu'à la tension désire, qui est indiqué par un numéro, et le tour est joué.

Alors, tu me diras, une aide à l’accordage, pourquoi est ce que je n’en ai pas parlé plutôt, et pourquoi est ce que tous les batteurs n’en ont pas ?

Parce que une clef dynamométrique ne fait que mesurer la tension du tirant, pas sa note. Or, c’est la note de la peau qui est la plus important, pas sa tension. Il se peut que la peau soit bien accordée, sans que tous les tirants aient exactement la même tension.

Tout(e) batteur(euse) qui se respect se doit être capable d’accorder ses fûts avec une clef de batterie "ordinaire". Une clef dynamométrique se relève la plupart du temps n’être qu’un gadget. Comme il l’y si bien dit Jacky Bourbasquet chef des produits Sonor France, normalement avec une clef, ton pouce et ton index et tes oreilles tu as tous ce qu’il te faut pour accorder ta batterie.

Cette clef ne viens pas de la cour des miracles, t’aurais toujours un petit peu de réglage manuel à faire, histoire que t’as la même note en face de chaque tirant.


Par contre, la clef dynamométrique, peut être une aide précieux, une fois que t’as réussi à bien accorder ton fut normalement avec une clef ordinaire. A partir de là, tu peux utiliser la clef dynamométrique pour mesurer la tension relatif de chaque tirant et la noter quelque part (Personnellement, je la note directement sur la peau en face de chaque tirant avec un marker). Ensuite quand tu veux ré accorder ton fût rapidement, tu n’as que faire tourner la clef dynamométrique jusqu'à ce numéro. Et c’est là, la beauté d’une clef dynamométrique, le gain de temps ! En effet si t’as bien noté les différentes tensions de chaque peau et chaque fût, tu peux accorder tout ton set dans un temps record, admettons 20mn, plutôt que 2 heures !

En plus, ce qui est une énorme avantage, il n’y a pas besoin du silence pour accorder les fûts, ce qui a eu à accorder leur batterie pendant une balance appréciera !

Le plus courants sont les clefs Evans, ou la Mémoklé de chez Pro-Orca, qui ne sont pas très chères. Personnellement je les trouve un peu limite, car les graduations ne vont que de 1 à 10, ce qui ne donne qu’un choix limité.

Plus difficile à trouver est le Drum Torque fabrique par Neary. Cette clef est équipée de graduations allant de 1 à 25 ce qui représente un éventail d’accordage plus large. Pour moi, elle est la meilleur compromise qualité/prix.

La marque Tama fabrique le Tension Watch, ce qui n’est pas une clef proprement dite, mais un outil qui mesure plutôt la tension de la peau, mais il est fragile (il ne faut pas le faire tomber apparemment) et il reste assez chère.

Quelques idées plus techniques.


Les fûts.

Il y a de nombreux facteurs qui influencent sur le son d’un fût de batterie.

  1. Le matériel utilisé pour le fût.

    Les constructeurs utilisent trois matériels différentes pour construire des fûts. Le métal (l’acier ou le cuivre), le bois (le bouleau ou l’érable essentiellement) ou les matériaux composites (plastique ou résine)
    Toutes les matières ont un son caractéristique. Pour le métal, l’acier a un son tranchant et aigu, le cuivre a un son plus médium et chaud. Pour le bois, le bouleau a un son plus tranchant et aigu, l’érable a plus de rondeur et de corps. Les matières composites ont un son neutre ou "passe-partout"

  2. Le chanfrein.

    Le chanfrein est LA partie la plus importante d’un fût. C’est le point de contact entre la peau et le fût. Le chanfrein doit être parfaitement plane, et taillé à 45°. Parfois les constructeurs changent cette angle ce qui va augmenter ou diminuer les harmoniques. On peut le voir si on regarde le chanfrein du côté timbre de la caisse claire. Les points de passage du timbre sont légèrement creusés. L’angle du chanfrein est aussi légèrement plus aplati pour mieux contrôler la résonance du timbre
    Le chanfrein

  3. La profondeur.

    La profondeur à également une influence sur le son d’un fut. Pour l’exemple il faut imaginer deux fûts identiques, mais de profondeurs différentes. Un fût court va produire un son aigu avec de l’attaque et une réponse rapide, mais il sera peu puissant. Un fût long va produire un son grave avec plus de corps et de puissance, mais par contre il aura moins d’attaque.
    Pour la caisse claire, la profondeur varie entre 3 et 8 pouces, un modèle de 5 ou 6 pouces et demi étant la norme.
    Les toms et la grosse caisse existent en profondeur "standard" (court) ou "power" (plus longue) La taille "power" fait en générale deux pouces de profondeur en plus par rapport à la taille "standard" Depuis la mise sur le marché dans les années 80, la taille "power" est devenu la normeFinalement il existe des profondeurs intermédiaires, (une pouce plus court par rapport à la taille"power"), qui conseille à la fois l’attaque et les graves. (Exemple les batteries DW et Premier)

  4. Le diamètre.

    C’est élémentaire mon cher Watson, un fût de petit diamètre produira un son aigu, un fût de grand diamètre produira un son grave.

  5. L’épaisseur.

    Un fût est construit en collant ensemble des fines lamelles de bois. Selon le nombre de lamelles de bois collées ensemble ce fût va être plus ou moins épaisse. Pour l’exemple, il faut imaginer deux fûts identiques mais avec des épaisseurs différentes. Un fût fin (disons 5mm) produira plus des bas médiums et graves. Un fût épais (disons 9mm) produira plus de hauts médiums et d’aigus.

  6. La densité.

    La densité d’un fût dépend du nombre de plis de bois utilisé pour sa construction.Pour l’exemple il faut imaginer deux fûts d’une même épaisseur, admettons 7 mm. Le premier fût est composé de 7 plis de 1mm, et le deuxième de 10 plis de 0.7 mm. Le premier est moins dense et va produire plus de bas mediums, le deuxième fut est plus dense et va produire plus d’aigues. Le nombre de plis définit la densité du fut.

Voilà, si tu as bien compris, le son d’un fût dépend de nombreux facteurs, selon la nature du bois, sa profondeur, l’épaisseur, sa densité etc. etc. Tous les grands constructeurs proposent des batteries sur mesure, ou tu peux choisir tes fûts à la carte. En ce domaine la marque "Sonor" fait très fort avec la série "Designer". J’en ai eu l’occasion de jouer sur une Designer, et le son était tout simplement époustouflant. Un tom basse de 14 pouces sonnait comme un canon ! C’était carrément incroyable. Le revers de la médaille c’est que le talent n’est pas fourni avec !

L’accastillage.

  1. Les tirants.

    Sur un fût de batterie, le nombre de tirants influence la précision de l’accord. D’une manière générale les toms altos et médiums ont 6 tirants, les toms basses 8, et la grosse caisse 8 ou 10. Les tirants sur les caisses claires varient de 6 et 12, avec 8 ou 10 tirants étant la norme. Plus il y a des tirants, plus l’accord est précis, mais le revers de la médaille est, plus il y a des tirants, plus l’accord va être difficile à obtenir.

  2. Les cercles.

    Pour les toms et la caisse claire, les cercles sont en acier. Il existe deux sortes, les cercles moulés et les cercles emboutis. Un cercle moulé va apporter plus d’attaque, plus de bas médiums et plus de puissance. On les trouve sur certaines batteries hautes de gamme. Le plupart de batteries sont équipées avec des cercles emboutis. Il en existe deux épaisseurs, normale ou épaisse ("super, power ou mega hoop" selon le constructeur)
    Pour la grosse caisse il y a trois sortes de cercles ; en acier, en bois ou en matériel composite. Un cercle en acier produira un son plus aigu, un cercle en bois produira un son avec plus de bas médiums, et un cercle en matériel composite produira un son avec plus d’attaque et un accord un peu plus précise.

  3. Toms suspendus et isolateurs de fûts.

    Les toms suspendus existe depuis les années 80, avec les fameuses Rims, qui était la première marque sur le marché. L’idée est simple, moins on entrave un fut avec des coquilles ou d’attaches toms, plus il résonne. Pour assurer ce résonance maximale, l’attache tom n’est pas montée sur le fut, et le bras de tom ne passe plus à travers le fut. Il existe deux solutions, soit l’attache tom est montée sur le cercle (RIMS ou Tama Starcast) soit l'attache tom est montée sur un rail attaché entre deux coquilles (Sonor.)Un isolateur de fut ("Silent Block") est tout simplement une fine lamelle de caoutchouc, placée entre les coquilles et le fut. Ceci va supprimer tout contact direct entre le bois et le métal, ce qui peux parfois générer des fréquences parasites. Le fût va résonner d’une manière maximale.

Mot de la fin.


Pour ceux d’entre vous qui comprennent l’anglais, je ne peux que recommander de faire un tour sur ce site, http://home.earthlink.net/~prof.sound/ .
Je pensais que je connaissais pas mal de choses sur l’accordage de la batterie, mais ce que j’ai lu dépasse tous infos de tous les autres sites de la planète entière réunis ! Je tiens aussi à remercier et à citer M Jacky Bourbasquet, chef de produits français de la marque Sonor, pour son précieux document technique, qui m’a était d’une grande aide.