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Ska & Reggae, la musique de la Jamaïque

Une petite histoire politico socio cultuelle de la Jamaïque

Carte de la Jamaïque

Le nom de Jamaïque est une corruption du mot Arawak, "Xaymaca" (pays des sources) les premiers habitants de l'île. Les Arawaks, peuple paisible, émigrent depuis la Venezuela en deux vagues, le 1er en 650 et le 2ème en 900. Ils sont rejoints par les Caribs, un peuple Guyanais, guerrier et cannibale. Il y a beaucoup de conflits entre les deux peuples.

Découverte par Christophe Colomb et ses conquistadores en 1494, l'île est occupée à partir de 1509. Les indigènes deviennent les 1ers esclaves des Espagnoles qui les font travailler durement. Les Espagnoles apportent des nouvelles maladies, dont la variole, contre lesquelles les indigènes n'ont aucune défense naturelle. 50 ans après l'arrivé des Espagnoles, les quelques 60 000 natives originaux sont presque tous morts. Des esclaves Africains sont "importés" pour les remplacer. Cette nouvelle colonie Espagnole n'est jamais très prospère ni populaire.

Durant toute la période de colonisation les insurrections des esclaves sont constantes. Certaines esclaves parviennent à s'échapper des mains des colons pour se réfugier dans les collines de l'île. Ces Cimarrones (sauvages) appelés plus couramment "Maroons", forment des groupes de résistants. Ils continuent à pratiquer leurs traditions ancestrales religieux et musicales. Leur musique est composée des chants en cœur accompagnés des tambours et des percussions. Ces chants et danses des Maroons s'appellent entre autres le ja-bone (jaw-bone ou mandibule), le sa-léone (venu peut être de Sierra Léone), le tambu, le mandiga, le burru et le kumina, proche des cultes vaudou.

En 1655, l'île est prise par les Anglais pour le compte d'Oliver Cromwell. Dès 1660 les Anglais ont le contrôle total de l'île, mais ils ont du mal à dominer les esclaves qui sont en surnombre. Il y a de nombreuses rebellions cumulant dans l'insurrection de Chapletown à Clarendon en 1690. La rébellion est écrasée et les dirigeants pendus. Quelques esclaves réussissent à s'échapper pour rejoindre les Maroons qui continuent à mener la vie dure aux Anglais. Ils assaillent constamment les plantations et leurs propriétaires, tuent toute personne blanche qui tombe entre leurs mains. En 1734 les anglais attaquent le bastion des Maroons à Nanny Town. Beaucoup de Maroons se suicident, préférant de se jeter des falaises plutôt que de tomber entre les mains des soldats anglais. En 1738 une trêve est conclue, mais les Anglais ne sont pas tranquilles pour autant. Il y a de nombreuses rebellions d'esclaves, notamment en 1746, 1760 et 1789, le dernier ayant lieu en 1831 peu avant l'émancipation.

Depuis l'arrivé des Espagnoles jusqu'en 1807, date de l'abolition de la traite des esclaves par les Anglais, les 2 pays colonisateurs font venir entre 3 et 4 millions d'esclaves. Dans l'espace d'un siècle de 1672 à 1774 la population passe de 17000 à 210 000 (dont 90% sont des esclaves). La majeure partie de ces esclaves viennent du Côte d'Or et appartient principalement aux ethnies twi, fante et ashanti. Ils travaillent dans les plantations de canne à sucre dans les pires conditions.