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Les producteurs, les studios, le dub et les DJ's. 1960 – 1970.

Les innovations techniques commencent à changer la manière de faire des enregistrements. Depuis les années 1950 les magnétophones sont cantonnés à une simple piste mono. Dans les années 1960 ils passent à deux, puis à quatre pistes. En Jamaïque l'utilisation des magnétos deux pistes démarrent à la fin des années 1960. Entre autres ces avancés technologiques donnent aux producteurs jamaïcains la possibilité de séparer la piste instrumental ("riddim") sur une piste et le chant sur l'autre. Les opérateurs utilisent cette technique pour créer des "specials". Ils changent le chant par rapport à la version originale du morceau pour se créer des exclusivités. Les producteurs profitent aussi de ces nouveaux moyens techniques. Ils l'utilisent comme une économie de moyens pour tester les talents d'un nouveau chanteur, sans avoir à réenregistrer, et donc à repayer, les musiciens pour la partie instrumental.

Ces techniques de multipistes suscitent l'intérêt d'Osbourne "King Tubby" Ruddock. Tubby travail d'abord comme selector pour Duke Reid. Par la suite il devient opérateur avec son "Hometown HiFi" system, et achète une machine à fabriquer des "acétates" ou "dub plates". Un soir il apporte 4 dub plates à une dance de Duke Reid. Le son des disques de Tubby emballe tellement le publique que le selector ne joue que ça pendant toute la soirée ! Leur prix de production quasi nul et leur popularité fait en sorte que bientôt le plupart des faces "B" des disques sont des productions de Tubby. Le dub est né.

"Bidouiller" né, Tubby ne reste pas là. Bientôt ce n'est pas assez pour lui de simplement enlever la piste vocale. Il commence à triturer le riddim en ajoutant de la reverb et de l'écho. Il devient ainsi un élément créateur dans la musique, "jouant" sur son console de mixage et ses effets comme les musiciens jouent sur leurs instruments. Un peu plus tard avec l'arrivé sur l'île des magnétos quatre pistes, les possibilités offerts sont plus étendues, et le dub finit par devenir un sous genre de musique à part entière.

Le dub prévoit aussi un autre style de musique, le DJ. Jusque-là le rôle du DJ est de "toaster" par-dessous un disque pour l'annoncer ou embellir les parties instrumentales. Toujours à l'affût des "specials", les producteurs enregistrent le toasting des DJ's sur ces riddims instrumentaux. Au départ, les interventions des DJ's comme Matchukie sont limités a annoncer le titre du morceau  pour le customiser un peu le son. Ce mode développe quand Duke Reid demande à Tubby d'enregistrer Ewart"U-Roy" Beckford. U-Roy pousse l'idée plus loin et commence a toaster (tchatcher) du début à la fin de l'instrumental. Ces disques sont très populaires avec ceux qui fréquent les dancehalls et qui aiment entendre la musique et le DJ ensemble. Le disque DJ est né, et U-Roy est un des premières stars de ce nouveau genre musical.

Coxsone DoddImageKing Tubby

Dub. Agustus Pablo – King Tubby Meets The Rockers Uptown, Java. King Tubby (Albums) – Dub From The Roots, King Tubby Meets The Rockers Uptown, King Tubby Meets The Agrovators At Dub Station, Ital Dub. Lee "Scratch" Perry  - Arkology (Triple Album)
DJ. U-Roy – Wake The Town, Natty Don't Fear, Chalice In The Palace. Big Youth – S.90 Skank, Screaming Target. Dillinger – Cocaine In My Brain. Prince Far I – Under Heavy Manners. Dennis Alcapone – Guns Don't Argue