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Le Ska. 1960 – 1966.

NB. Le manque de documentation précis empêche de cibler l'artiste ou le morceau qui est responsable pour être le premier à innover chaque changement de style.

Le début des années 60 voit la naissance du ska. Les origines exactes sont obscures mais il est généralement accordé que le ska est la création d'une nouvelle génération de musiciens issus de l'Alpha School. Sous l'aile de Cecil "Prince Buster" Campbell, ancien associé de Coxsone Dodd, ils mélangent les cuivres du big band avec les shuffles du R'n'B américain. Ils y ajoutant le mento et les tambours burru, (fournit par Count Ossie et ses rythmes Nyabinghis) et créent quelque chose d'original et uniquement jamaïcaine; le ska. Cette musique est assez cadencée (± 110/130 bpm). Partant du base rythmique du shuffle, le ska place l'accent sur le contretemps et transfert les temps forts du "1" et "3" sur le"2" et le "4". Ces musiciens finissent par créer un groupe, The Skatallites. Prince Buster devient le 1èr producteur du ska

Le ska gagne en popularité et les opérateurs des sound systems commencent à produire des "vrais" disques pour satisfaire la demande publique. Les studios commencent à se multiplier. Le pionnier Federal Studios crée en 1954, (qui devient WIRL en 1958), se voit concurrencer en 1962 par le Studio One de Coxsone Dodd. En 1964 Duke Reid ouvre son propre studio, Treasure Isle, continuant ainsi la rivalité qui lui à opposé à Dodd dans les années 1950 avec les sound systems. L'industrie musicale jamaïcaine démarre et la bataille des studios est ouverte.

Le succès du ska fait sortir la musique des ghettos de l'ouest de Kingston vers le "uptown", les quartiers chics du haut de Kingston ou vivent la petite bourgeoisie et l'haute société. Les entrepreneurs de la petite bourgeoisie remarquent l'engouement et le potentiel commercial des "uptown" jeunes pour cette nouvelle musique. Petit à petit, des disques sont produits et le ska commence à être joué à la radio. La musique des noirs commence à arriver dans les foyers des blancs et coloureds. Mais cette transition ne s'effectue pas sans modifications. Le ska proposé à la radio est "nettoyé", la musique est édulcorée et les paroles se concentrent sur les thèmes de l'amour évitant tout message à caractère politique (cf. My Boy Lollipop de Millie Small) La manière de danser le ska est simplifiée et les mouvements à connotations sexuelles sont enlevés. L'idole musicale des blancs et coloureds n'est pas Prince Buster et The Skatellites, mais plutôt Byron Lee & The Dragonaires, d'origine chinois et membre de la petite bourgeoisie.

Une fois l'enthousiasme initial de l'indépendance passé, la couche populaire noire constate que malgré les belles promesses, leur vie et conditions sociales restent inchangées. L'impacte des dancehalls commence à challenger puis à changer cette hégémonie. S'appuyant sur le Garvyisme, le mouvement des droits civiques aux USA, la religion des rastas et le mouvement des rude boys, une culture de résistance commence à naître.

Ska. The Skatalites - Guns Of Navarone, Phoenix City, Addis Ababa, Blackberry Brandy, Smiling. Prince Buster – Madness, Al Capone, One Step Beyond. The Folkes Brothers – Oh Carolina. Desmond Dekker – Get Up Edina. The Ethiopians – Train To Skaville. Theophilus Beckford – Easy Snappin'. Jimmy Cliff – Miss Jamaica.